J'attends ... et il ne se passe rien. La lumière s'allume, s'éteint, et s'allume à nouveaux comme mes yeux qui s'ouvrent, se ferment, s'ouvrent, pour finalement rester fermés. Une mélodie se joue dans mes oreilles, essayant de chasser mes pensées et les remplacer par autre chose, oui, n'importe quelle autre chose. Mais ça ne marche pas, le son à beau augmenter, encore et encore, infiniment, rien ne peut empêcher mon esprit d'y revenir. Encore et encore. Encore et toujours. Un sourire, des lunettes de soleil, et mon coeur qui s'emballe. Respire, respire, tes joues deviennent rouges rien qu'à ce souvenir. Pourquoi être une coquille vide est si difficile? Pourquoi ne pas pouvoir simplement choisir d'éteindre et d'allumer son cerveau comme on peut le faire avec une lampe ou une télévision ?
Où se trouve le fichu bouton off de mon cerveau? Même la nuit rien ne l'arrête, créant des souvenirs qui n'existent pas. Une lisière de forêt trop connue, un clair de lune à peine perdu. Rien de tout ça n'est réel, et à force de repasser ses images, je ne distingue plus bien ses yeux, son nez, sa bouche. Et de fil en aiguille, de pensée en pensée, Elle me vient à l'esprit. L'idée qu'il ne reviendra peut-être plus jamais. Mes yeux s'ouvrent alors brusquement. Et bien ça y est, tu l'as trouvé ton bouton off, me dis-je enfin .